BARBUSSE Henri

Homme de lettres français (1873-1935), Henri Barbusse fut, avec Romain Rolland, le père spirituel de la gauche dans la génération d’après 1914.

Né à Asnières, fils d’un journaliste, il débuta sa carrière littéraire par la publication d’un premier reccueil de poésies suivie de nouvelles. Fréquentant les cercles littéraires symbolistes, il publie en 1908 "L’enfer", deuxième roman qui témoigne de son engagement communiste.
En 1914, bien que de santé précaire et d’esprit antimilitariste, il s’engage comme volontaire "pour voir". Son expérience fut pour lui une révélation. Dès lors, il consacrera son écriture à dénoncer et démonter l’implacable mécanisme qui conduisit à la 1ère guerre mondiale. En 1916, il fait paraitre "le Feu : journal d’une escouade", admirable récit de la vie des tranchées, premier roman de guerre à montrer les sentiments humains les plus simples. Le livre connut immédiatement la censure et fit scandale. Mais couronné par le prix Goncourt, il demeure aujourd’hui l’un des plus forts tirages de la littérature française contemporaine.
En 1910, les droits d’auteur de L’Enfer lui permettent d’acquérir une maison champêtre à Aumont-en-Halatte qu’il avait repérée au cours d’une convalescence chez un ami à Senlis. Il la baptise Villa Sylvie, en souvenir de Gérard de Nerval qui fut proche voisin.

Lettre tapuscrit adressée à Renée Dunan et à entête de la revue Clarté.

Réf. BM de Senlis : Autographe 7

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